J’ai longtemps eu l’impression de marcher dans ma vie comme si je n’y avais pas vraiment ma place. Je parlais doucement pour éviter les vagues, je me faisais petite pour ne pas déranger, et je gardais mes pensées dans ma tête parce que je croyais qu’elles n’intéressaient personne.

C’est étrange d’ailleurs plus je me fondais dans le décor, plus j’avais ce sentiment de solitude, cette impression d’être transparente, même entourée de gens.

Quand l’invisibilité devient un poids.

Ce que je ressens , ce n’est pas « je veux être une star » . c’est plus subtil, c’est vouloir exister pleinement, vouloir être entendue sans devoir crier, vouloir que ma présence ait une place dans l’espace que je traverse.

Je pense que beaucoup de personnes vivent ça sans oser le dire.

Ce moment ou tu te demandes : Est-ce qu’on me voit ? Est-ce qu’on me connaît vraiment? Est-ce que je suis importante pour quelqu’un ?

Personnellement , j’ai souvent eu le sentiment d’être « à côté ». Comme une pièce de puzzle qu’on ne sait pas encore ou placer, alors qu’elle appartient pourtant à l’image.

La remise en question : ma première porte de sortie.

Depuis quelques mois, j’ai commencé a me regarder en face. Pas pour me juger, mais pour comprendre.

  • Pour quoi je me tais quand quelque chose m’agace.
  • Pour quoi j’accepte des situations qui ne me correspondent plus.
  • Pour quoi je change mes besoins pour ne pas déranger.
  • pour quoi la peur de décevoir est plus forte que mes envies.

Et la vérité, c’est que ce n’est pas de la faiblesse. C’est un mécanisme de protection que j’ai construit pour survivre. Sauf que aujourd’hui, ce mécanisme me retient plus qu’il ne me protège. Alors j’apprends à faire autrement.

J’apprends a me choisir.

Au cœur de cette période où je ne savais plus trop qui j’étais, j’ai commencé à observer ce qui, concrètement, me faisait du bien. Pas les grandes choses, pas les remèdes miracles. Non. Les petites choses, celles qu’on néglige et qui pourtant nous tiennent en vie.

Il y a d’abord mes balades avec mon chien. Chaque jour, sortir marcher avec lui me libère l’esprit d’une manière que je n’arrive pas à expliquer. C’est simple, brut, ancré. C’est un moment où je respire vraiment, où je reviens à mon corps, à mes sensations. Où je sens que je suis là, présente, même si le reste de ma vie ressemble à un carton renversé.

Puis j’ai commencé à écrire dans mon journal de manifestation.

Rien de compliqué : juste poser mes intentions, mes peurs, mes envies, mes contradictions. C’est devenu un espace que j’adore, honnête et brut. Je vous en parlerai dans un article dédié, parce que ce journal m’a montré des choses sur moi que je n’avais jamais formulées.

Et puis… il y a eu la spiritualité. C’est drôle, parce que ce monde-là était déjà dans ma vie sans que je m’en rende compte : ma mère avait un guide pour interpréter les rêves, une amie tirait régulièrement les cartes divinatoires… J’aimais bien, mais ce n’était pas “pour moi”.

Du moins, c’est ce que je croyais.

Pourtant, ma remise en question et cette ouverture spirituelle sont arrivées en même temps, comme si une porte s’était ouverte sans que je sache qui avait tourné la poignée. Je ne sais pas ce qui a commencé en premier : la quête de moi-même, ou le besoin de me connecter à quelque chose de plus grand.

Mais les deux se sont tissés ensemble.

Les heures miroir sont devenues des signaux, des petits messages qui me guidaient quand j’avais l’impression d’être complètement perdue. Et mine de rien, ça m’a ramenée à moi. Ça m’a fait réfléchir autrement. Ça m’a montré que je n’étais pas complètement seule dans ce chaos. Parfois j’ai l’impression de reculer. Parfois je me sens encore invisible. Mais chaque jour ou je me choisis, même un peu, je reprends une part de moi.

Guérir de l’invisible.

Je réalise aussi que mon sentiment d’invisibilité vient de plusieurs peurs :

  • Peur de blesser quelqu’un si je m’affirme.
  • Peur d’être abandonnée si je montre ma vraie personnalité.
  • Peur de na être « assez bien » pour être vue.

Ces peurs, je ne les juge plus. Je les apprivoise. Je les laisse parler, mais je ne les laisse plus décider pour moi.

Et à force, elles font moins de bruit.

Le tournant qui a tout basculé.

Ma vie a pris un virage serré. J’ai quitté mon compagnon après cinq ans. J’ai quitté l’appartement. Je suis retournée vivre chez mes parents, à 28 ans, complètement vidée, avec la sensation d’avoir tout perdu : mes repères, mon couple, ma stabilité, et même une partie de moi.

J’étais perdue.

Vraiment perdue.

Et je ne vais pas mentir : j’étais en dépression, même si je mettais d’autres mots pour ne pas l’avouer. Je ne savais plus où j’allais. Aujourd’hui encore, je ne sais pas exactement. Mais la différence, c’est que je sais enfin où je veux aller. Et pour moi qui ai longtemps vagabondé dans la vie comme une touriste dans le monde des humains, rien que ça… c’est déjà énorme

Pour quoi j’écris tout ça ici ?

Par ce que j’ai compris une chose.

On devient invisible quand on renie sa propre lumière.

Ecrire ici, sur ce blog, c’est une manière pour moi de reprendre ma place . De déposer mes mots dans un espace ou je ne suis ni trop, ni pas assez. Un espace a moi . A nous.

Si tu lis ces lignes, c’est peut-être que tu te reconnais un peu.

Et si c’est le cas tu n’est pas seule. On peut apprendre ensemble à se choisir, à prendre notre place sans s’excusez, à devenir visible d’abord pour nous-mêmes.

Conclusion : je ne me cache plus.

Je ne veux plus être la version effacée de moi-même. Je veux être celle qui avance, même doucement, même en tremblant. Celle qui se regarde avec douceur. Celle qui mérite de vivre une vie qui lui ressemble.

Et si toi qui lis ces mots, tu te reconnais un peu — si tu avances toi aussi à ton rythme, si tu cherches à reprendre ta place — sache que tu n’es pas seul(e).

Ici, tu as un espace pour respirer, pour réfléchir, pour poser ce que tu ressens. Un endroit où l’on peut avancer ensemble, sans masque, sans honte, sans se cacher. Ce blog sera l’un de ces lieux où ma nouvelle version peut s’installer…et peut-être le tien aussi. Ici, tu peux parler, te confier, partager ton propre chemin.

Tu as ta place. Toujours.

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I’m Typhaine

et depuis quatre ans, la lecture a pris une place que je n’aurais jamais imaginée.

Avant, je ne savais pas à quel point les livres pouvaient transformer, apaiser, révéler. Puis une histoire, puis une autre, ont doucement réécrit ma manière de vivre. Elles m’ont offert un espace où poser mes émotions, mes questions, mes doutes. Elles m’ont permis de respirer autrement.

Depuis ces premières pages, j’avance entre les lignes : celles que je découvre, celles que je crée, celles qui me façonnent.

Avec le temps, l’envie de laisser une trace est née.

Ce blog est le prolongement naturel de tout ça :

un lieu où je partage mes lectures, mes inspirations, mes questionnements

Un espace sincère où je documente mon chemin, sans masquer les hésitations, les recommencements, les petites victoires qui m’apprennent à avancer.

Merci d’être là, de lire, de t’attarder.

Bienvenue dans cet endroit qui n’est pas seulement un blog, mais un refuge que je construis page après page.

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